Parlons chiffres.

19 février 2020

Vous avez raté le Vin & Fromage de l’immobilier? Voici un résumé des informations clés!

Comme tout le monde, vous voyez le marché exploser sur l’île de Montréal, et vous aimeriez pouvoir prédire l’avenir pour savoir à quoi vous en tenir. François Bissonnette s’est prêté à l’exercice, et vous propose deux scénarios.

Avant de s’aventurer dans le futur, regardons la situation actuelle : entre 2015 et 2019, on a pu observer une baisse considérable des intentions de ventes, et une baisse encore plus importante de l’inventaire, qui a diminué de plus de la moitié en 5 ans. Cela s’explique en partie par le nombre de vente, en croissance constante.

À cela s’ajoute la hausse des prix, qui exercent eux aussi une pression sur les acheteurs souhaitant acquérir leur propriété au meilleur prix, et contribuent donc à l’augmentation rapide du nombre de ventes. Un marché de vendeur, comme on en a rarement vu sur l’île.

Plus récemment, au cours des deux derniers mois, même les plus grands experts se trouvent bouches bée devant des statistiques déroutantes :

En décembre 2019 :  + 23% de transactions, accompagné d’une baisse d’inventaire de 24%. Un record pour un mois de décembre, qui est normalement une période creuse.

En janvier 2020 : + 18% de transactions, et une baisse d’inventaire de 24%. Le tout cumulé à une baisse de nouvelles inscriptions de 6% qui affectera les prochains mois.

Pour 2020 :

Malgré le ralentissement de l’économie mondiale, les fondamentaux économiques demeureront très favorables pour l’immobilier à Montréal, avec des taux hypothécaires bas et stables ainsi continueront de soutenir le marché.

En revanche, la diminution du nombre d’inscriptions et la baisse de l’offre neuve pourraient affecter négativement les ventes, et continueront d’exercer une pression sur les prix sur l’île de Montréal.

Petit à petit, le bassin des premiers acheteurs diminuera sur l’île de Montréal, du fait de la montée des prix, et cela favorisera l’étalement urbain.

Pour la suite :

SCÉNARIO 1

Dans le scénario 1, nous connaîtrions une stabilité du nombre de ventes à 19 000 et une stabilité des intentions de vente à 24 000 pour les trois prochaines années. Le marché serait encore plus serré en faveur des vendeurs à environ 4 vendeurs pour 1 acheteur, et la croissance des prix serait d’environ de 7%  pour les quartiers centraux.

Pour Outremont cela représente une augmentation de 21%.

Pour un condo vendu en 2019 à 625 000$ il se vendrait à 790 000$ en 2022 et pour une unifamiliale à 1 800 000$ elle se vendrait en 2022 à 2 275 000$.

SCÉNARIO 2

Dans le scénario 2 où nous connaîtrions une baisse du nombre de ventes de 4% par an, accompagnée d’une hausse des intentions de vente elle aussi de 4% par an pour les trois prochaines années. Le marché restera en faveur des vendeurs jusqu’à la fin de 2022 avant de revenir dans un marché en équilibre et la croissance des prix serait d’environ 5% par année pour les quartiers centraux.

Pour Outremont ça représente 15% d’augmentation en trois ans, soit 100 000$ pour le condo moyen à Outremont et 280 000$ pour la maison moyenne.

En résumé, peu importe le scénario qui se réalisera, nous devrions connaitre des hausses de prix entre 15% et 21% dans les trois prochaines années à moins qu’il y ait une récession mondiale.

Quel scénario vous semble le plus à même d’exister?

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